25 novembre 2009
Les grumeaux sont des nids à microbes !
Alors que la semaine dernière, j'ai séché deux jours de cours avec la bénédiction de l'I.A. (très bien cette formation sur l'oeuvre intégrale, ça m'a donné envie de bosser), alors que lundi et mardi, j'ai remplacé une collègue absente, ce qui portait mon total d'heures de cours pour la semaine à 22 (trop, beaucoup trop), mon corps s'est rebellé avec l'aide indirecte des élèves. Depuis une quinzaine de jours, pas une classe sans son lot d'absents pour cause de grippette du porcelet/grippe saisonnière/syndrome grippal (rayer les mentions inutiles). Et alors que tous les ans, je me targue d'être une bonne fonctionnaire, malade seulement pendant les vacances, et encore, une petite rhino pour la route, eh bien là, je me suis fait joyeusement contaminer par les élèves. Hier, je nageais dans du coton (enfin, j'avais l'impression), je toussais à faire s'écrouler le bâtiment, j'avais des courbatures partout, et le soir, plus de voix, mais plus du tout. Du coup, ce matin, j'ai rampé chez le médecin pour m'entendre dire ce que je savais déjà : syndrome grippal, voire début de vraie grippe. Me voilà donc a casa jusqu'à lundi, avec comme programme thé chaud et bouquins si j'arrive à me concentrer, et dvd si je n'y arrive pas.
Et c'est pas le moment ! Suis pas en avance avec mes premières, et ça ferait pas de mal aux secondes de se bouger un peu !
Bon, je retourne sous ma couverture, avec les chats pour me tenir chaud.
16 novembre 2009
La vie est pleine de surprises...
En me levant ce matin, j'étais loin d'imaginer ce que j'allais vivre quelques heures plus tard. J'avais prévu d'aller voir Le Gris pour le longer, car je ne peux pas monter ce soir. Arrivée à l'écurie, le véto est là. Un des poulains est très malade (quand je suis partie, il allait un peu mieux, mais c'est pas top). Je demande des nouvelles, puis comme je ne sers pas à grand chose, je vais longer mon loulou. C'est ensuite que tout a basculé... Je vois le véto s'arrêter devant le box d'un des poulains de 18 mois, je m'enquiers de sa santé, pour lui tout va bien, c'est juste le jour malheureux où il va perdre ce qui faisait de lui un entier jusqu'à présent... Je jette un œil, par curiosité scientifique, le moniteur tient le cheval durant l'anesthésie, quand soudain, le praticien me demande un coup de main pour bouger et tenir la hanche du cheval. Me voilà au cœur de l'action, mais je n'avais encore rien vu... Quelques minutes plus tard, il farfouille et opère, et là, il me demande de tenir la pince pendant qu'il va chercher des instruments. Me voilà avec la main sous le ventre du poulain, en train de tenir une pince qui elle-même tient ce que vous pensez juste avant le coup de bistouri final...
Ce matin en me levant, j'étais loin de me douter que quelques heures plus tard, je serais propulsée assistante vétérinaire lors de la castration d'un poulain. Moi qui voulait être vétérinaire équin quand j'étais jeune...
En tout cas, j'ai été fière de moi, j'ai fait tout bien comme on m'a dit et comme il fallait. Je sentais le véto un peu inquiet tout de même, qui se demandait si je n'allais pas tourner de l'œil à la vue du sang et des objets du délit, mais j'ai tenu mon rôle sans faillir (encore heureux pour le cheval !).
Voici ledit poulain, il y a environ un an. Aujourd'hui, après avoir passé tout le printemps et l'été au pré, il a les crins délavés, c'est un beau blond, ce serait un homme, on dirait un surfeur tombeur de ces dames avec le cheveu un peu rebelle et blondi par le soleil ;-)
14 novembre 2009
De l'art
Chez mon libraire, j'ai vu ce livre, dont j'avais entendu parler il y a peu.

Et puis j'ai vu son prix...
Alors pour l'instant, je vais me contenter des expos sur le sujet.
J'aime beaucoup l'Art Nouveau, même si je n'y connais pas grand chose en fait.
Mais deux des endroits où j'ai habité étaient très proches de maisons Art Nouveau, et je ne sais pas pourquoi, cette manière d'aborder l'art m'a toujours plu, depuis que je l'ai découverte.
L'une des maisons. Ma chambre donnait directement dessus, j'habitais l'immeuble d'en face, et c'était ma première vision chaque matin.
Et la seconde.
C'était un plaisir de côtoyer ces merveilles jour après jour.
Pleine de couleurs !
Repeinte par Micahuète et Emi, je vais en partie me prêter au jeu.
Alors si j'ai tout bien compris, je dois livrer sept secrets enfouis au fond de mon âme torturée et que je n'ai pas encore dévoilés.
Ci-dessous le règlement :
1. Remercier celui qui te l'a donné.
2. Copier l'award sur ton blog.
3. Dire sept choses que tes lecteurs ne savent pas de toi.
4. Mettre les liens de sept blogeurs.
5. Les prévenir qu'ils ont gagné un award à leur tour.
On commence dans l'ordre : Merci les filles ! ;-)
Ensuite, copier sur mon blog, ça c'est fait.
Et maintenant, la partie la plus difficile de l'histoire, trouver sept révélations sur mon estimable et blonde petite personne. Allez, je me lance.
1. J'ai déjà songé sérieusement à m'expatrier, pour aller voir sous d'autres cieux si l'herbe était plus verte. J'avais commencé des recherches, via ma mère, le net et une association. Mes cieux de prédilection étaient la Hongrie et le Québec (oui, je sais, ça n'a pas grand chose à voir l'un avec l'autre).
2. Attention scoop : je vais essayer de passer le concours de doc l'année prochaine, enfin je crois, enfin on verra. C'est un vrai scoop, je ne l'ai encore dit à personne pour l'instant.
3. J'ai un peu arrangé la vérité concernant le rétroviseur légèrement amoché de la voiture de ma mère alors que j'avais mon permis depuis moins d'un mois...
4. Je ne suis pas du matin, mais alors pas du tout. Le matin, je suis plus proche de l'ours ou du tigre à dent de sabre mal embouché que de l'être humain. Je n'arrive pas à sortir du lit à moins d'être véritablement à la bourre, j'ai déjà grogné et claqué un certain nombre de portes au nez d'amis et de membres de la famille pourtant bien intentionnés à mon égard qui avaient fait l'erreur de me parler avant que je ne le fasse. Moralité, le matin, ne pas m'adresser la parole en premier, même "bonjour" je peux le prendre mal.
5. Je rêve d'avoir un talent : dessiner, peindre, jouer de la musique, chanter, écrire, être une bonne cavalière. Mais pour l'instant, je vous conseille de ne pas me prendre dans votre équipe au pictionnary, j'ai laissé tomber le piano et la guitare, je chantonne, comme tout le monde, mais pas plus, je n'écris que sur ce blog, et on ne peut pas dire que ce soit de la littérature, et malgré toute ma bonne volonté, je ne serai jamais qu'une cavalière moyenne.
6. Je ne supporte pas d'aller chez le coiffeur, ça m'angoisse, j'ai toujours peur de la tête que je vais avoir en sortant. Donc j'ai une (non) coupe de cheveux d'ado attardée, ils sont très longs, sans véritable mise en forme, et comme en plus j'ai un mal fou à envisager de les couper, ben... La dernière fois qu'une paire de ciseaux a approché mes cheveux, c'était en janvier 2008. Chaque fois que je me dis qu'il faut que je fasse quelque chose, je me réfugie derrière la somme que cela va me coûter (avec ma longueur, point de coupe en deçà de 35€ et point de truc un peu fun à moins de 60€...). Oui, je sais, argument foireux.
7. J'adore les dessins animés de Disney, avec une prédilection pour les grands classiques. Je connais par coeur Aladdin, La Belle et la Bête, Notre-Dame de Paris, Les Aristochats, Peter Pan, La Belle et le Clochard... et j'en passe, chansons comprises. Il faut nous voir avec mon frère (16 ans, un mètre quatre-vingt, trop de bras et de jambes comme tout ado qui se respecte) et ma sœur (qui fait mon admiration vu le métier qu'elle veut exercer, pour lequel elle s'arrache, et que je ne pourrai jamais faire : infirmière), sur le même canapé chez mes parents en train de réciter les dialogues en même temps que les personnages et de chanter à tue-tête et plus ou moins juste les différentes chansons qui émaillent ces dessins animés. Un grand moment (de solitude pour ma mère qui se demande parfois s'ils ne se sont pas trompés à la maternité...).
Voilà, rien de bien croustillant somme toute. J'avoue ne pas avoir trop d'idée de personnes à taguer, étant donné que je traîne sur les mêmes blogs que Micahuète et Emi, et qu'elles m'ont grillé la priorité ! ;-) Alors si quelqu'un en veut, qu'il se dénonce ! Allez, je vais tout de même taguer Ema, histoire qu'elle nous refasse un article, ça fait longtemps qu'on ne l'a plus lue.
05 novembre 2009
High score
Je suis encore toute étonnée... Et le mot n'est pas très bien choisi. Rentrée ce matin à 8 heures, avec mes premières d'adapt (j'ai très mal dormi rien qu'à l'idée de recommencer avec eux). Ça n'a pas raté. Clash avec un élève au bout d'une heure et demie, je lui demande de se taire, il me répond en aboyant, je lui rétorque que je ne suis ni sa copine ni son chien et qu'il n'a pas à me parler sur ce ton. Il me dit, toujours sur le même mode, que si j'élève la voix, il a le droit d'en faire autant, et quand je lui répond que non, et que dans un lycée, les profs et les élèves ne sont pas sur un pied d'égalité, il se targue de pouvoir me parler sur le ton qu'il veut. (Je vous la fais courte là)
Résultat, j'ai sorti ce charmant garçon au bout d'une heure et demie de cours. Je n'ai jamais viré un élève aussi tôt un jour de rentrée... J'ai horreur d'exclure de cours, je considère ça comme l'échec d'une situation que je n'ai pas su désamorcer. L'adjointe m'a dit que j'avais fait le bon choix, qu'il n'est pas toujours possible de régler les conflits dans la salle de classe, avec le regard des autres qui n'en perdent pas une miette. Pour ma part, je me suis dit à ce moment que si je le laissais dans la salle après cette altercation, c'était donner le signal aux autres qu'ils peuvent dire ce qu'ils veulent sans être inquiétés. Ce garçon est majeur, alors un mot dans le carnet, ça le fait doucement rire, les retenues, il y vient quand il n'a rien de mieux à faire et qu'il fait trop froid pour rester dehors. Je ne voyais pas quoi faire d'autre. Il sera convoqué par l'adjointe, et ensuite, je le verrai avec elle pour mettre en place une fiche de suivi.
Sympa la rentrée...
03 novembre 2009
Devoirs de vacances
Ahum, la rentrée, c'est jeudi matin à 8h (avec ma classe de fous furieux, mais c'est un autre problème). Il serait peut-être temps de s'affoler et de se mettre au travail... J'ai pô envie... Je ne sais même pas par quel bout commencer, ni tout ce que je dois faire. Et pourtant, j'ai à faire...
25 octobre 2009
Noël avant l'heure
Ce week-end, je me suis rendue dans ce qui se rapproche le plus de la maison du père Noël pour moi, une sellerie, dans laquelle j'ai allègrement fait chauffer la carte bleue, à mon plus grand plaisir.
Petite revue de mes achats.

Cette couverture séchante, pour que Le Gris ne prenne pas froid après avoir travaillé.
Ce nouveau frontal pour mon filet, histoire qu'il fasse sa star au milieu de la carrière.
Une alliance de mors (la noire), pour qu'il travaille comme un chef à la longe (pour les initiés, je le longe habituellement en colbert, avec parfois un gogue, j'ai envie d'essayer comme ça).
Et cette nouvelle paire de mini-chaps pour moi, vu que les miennes sont trop grandes maintenant, et me gênent plus qu'elles me servent (forcément, au bout de 10 minutes au trot, elles ressemblent plus à des soquettes qu'à des chaps...)
J'ai hâte de tester tout ça !
(Les photos proviennent du site Padd)
En plus de cela, je me suis rendue avec des amis à un salon gastronomique où nous avons goûté des tas de choses excellentes, où nous avons pu acheter de ce petit muscat qui nous plaît tant et dont le producteur se trouve toujours sur ce salon, où j'ai trouvé des palets bretons à se taper le c** par terre et où nous avons failli craquer à chaque stand (mais finalement, nous avons été très sages).
22 octobre 2009
Paisible
Un morceau de campagne française, un jour d'automne, avec un petit soleil sympathique et doux. Bruit de fond : le vent dans les cimes, les gazouillis des derniers oiseaux, et le rythme régulier des sabots de mon Gris sur le sol. L'odeur des pommes et des dernières balles de foin et de paille qui ne sont pas encore engrangées, l'odeur de la terre et des herbes humides, l'odeur chaude, piquante et rassurante de cet animal près de moi qui hume de temps en temps ma main et mes poches pour vérifier si une pomme ou une carotte n'aurait pas été indument oubliée. Seule avec lui, dans ce paysage serein.
C'est une de mes conceptions du bonheur.
Funambule
C'est incroyable de voir à quoi tient l'équilibre d'une classe. Comment, d'un battement d'aile de papillon, on peut passer d'un extrême à l'autre. Combien il est important, capital, crucial même de peser le moindre mot, la moindre intonation. Combien il est nécessaire de faire fi parfois de ses sentiments personnels pour éviter de se venger, de faire payer une attitude.
Ce matin, les deux dernières heures avec mes adapt avant les vacances. L'élève que j'ai viré avec pertes et fracas mardi n'a pas bougé une oreille ou presque (du moins autant qu'il lui est possible), et il a même noté consciencieusement le cours, faisant les exercices, me demandant des précisions. La vengeance aurait été de lui mettre dans le nez une remarque qui mettait en avant sa dualité, et ça me brûlait les lèvres. Mais je l'ai retenue. Au lieu de ça, j'ai répondu à ses questions, sans apprêt particulier, comme je l'aurais fait avec n'importe quel élève. C'est peut-être une façon de le "réintégrer" dans le rang, dans la classe en tant que lieu de travail. Et pourtant, avec son attitude détestable la plupart du temps, dieu sait que j'ai parfois des envies de le canarder (pour reprendre leur expression) et de lui montrer que moi aussi, je sais jouer. Mais c'est sans doute ce qu'on appelle mettre de l'huile sur le feu. Alors on évite...
De même, deux élèves qui habituellement dorment (au propre et au figuré...) en cours se sont intéressés plus ou moins à ce qu'on faisait, l'un d'entre eux a fait pour la première fois je crois depuis 5 semaines l'exercice demandé, cherchant mon approbation sur les réponses qu'il donnait, participant lors de la correction. Connaissant le jeune homme, j'avais l'impression d'être dans la quatrième dimension... Et pourtant, même choses, au lieu de lui demander s'il se réveillait enfin au bout de huit semaines de cours, j'ai pris ses réponses et ses questions comme je l'aurais fait d'un élève qui n'a pas son passif. Je n'en tire pas gloire, d'autant que mes raisons pour agir ainsi ne sont sans doute pas glorieuses. Je suis fatiguée, je tire la langue en comptant les heures jusqu'aux vacances, et je n'avais pas envie de me battre, verbalement et psychologiquement. C'est peut-être ça la solution, lorsque j'ai les batteries à plat, je trouve naturellement des techniques pour éviter le conflit et faire en sorte que sans que ça se déroule forcément très bien, au moins, ça ne se déroule pas mal.
C'est ça ce battement d'aile dont je parle, comment sur le choix d'un mot, sur un regard ou une intonation, j'aurais pu mettre le feu aux poudres (ce qui se produira, je n'en doute pas, ils sont pleins de ressources ces braves jeunes) et qu'en faisant le bon choix, même pas de manière consciente, j'ai maintenu ce fragile équilibre. Mais je sais que le prochain cours ne sera pas le même, et que cet équilibre instable demandera encore au funambule de réajuster en permanence sa position.
20 octobre 2009
Carton plein
Journée profitable : une punition, une exclusion de cours et une retenue, sans compter deux magnifiques gueulantes et une prise en main de classe façon "C'est moi le chef, le premier qui moufte je le cloue au mur" tout ceci entre 13h et 15h30. Six heures de cours, 1/2heure de pause pour avaler un casse-croûte, je suis vannée...
J'avoue avoir du mal à comprendre certains élèves. Le bahut met en place des heures de soutien prises en charge par des assistants pédagogiques. Ces heures sont intégrées à l'emploi du temps, et en français, il a été décidé de faire passer tous les élèves à tour de rôle, pour que tous puissent en profiter. Cela a soulevé un tollé dans deux des classes à qui je l'ai annoncé. Ils ont pris ça pour une punition (une heure tous les quinze jours ou toutes les trois semaines, c'est vrai que c'est monstrueux...). Et ceux qui ont poussé les cris d'orfraie les plus virulents sont bien évidemment, ceux qui sont le plus concerné par ces heures. Et ça m'énerve, mais à un point ! Le mot qui leur vient quand on leur dit ça, c'est "inutile". De toute façon, ça ne sert à rien, dixit eux. Non, on ne va pas les transformer en premier de la classe avec ces quelques heures. Mais vu leur niveau, ça ne peut pas leur faire de mal. Eux, tout ce qu'ils voient, c'est qu'ils vont passer à la cantine à midi au lieu de 11h30, et c'est un crime de lèse-majesté à leurs yeux. J'en ai eu un qui m'a dit que sa mère venait le chercher à onze heures, alors que c'était pas possible. Comme je le chambrais gentiment à propos de Môman, il m'a dit, "Ben oui, mais elle bosse elle". Je lui ai demandé s'il croyait que moi je m'amusais devant eux et que je faisais ça juste pour ne pas m'ennuyer... Ceux qui n'ont pas ouvert la bouche sont ceux qui n'ont franchement pas besoin d'aide, ils ont sagement noté la date dans leur agenda et c'était fini. Pour être sûrs qu'ils y aillent, on est obligés de les menacer d'absence injustifiée s'il leur vient l'envie d'oublier. Ça me désespère.
Les premières d'adapt sont quant à eux fidèles à eux-mêmes. J'ai travaillé avec 6 élèves aujourd'hui, les autres étaient là en touristes. J'en ai viré un (j'avais le choix entre ça et lui dévisser la tête, j'ai préféré éviter les complications administratives) qui entre insolence et foutage de gueule m'a gonflée en moins de 5 minutes. Après en avoir parlé avec la CPE à qui j'avais refilé le bébé avec l'eau du bain, elle m'a dit que manifestement, ce charmant garçon a des problèmes pour respecter l'autorité des femmes, il fait le con en priorité avec les profs femmes et se montre tout aussi aimable avec elle. Un autre s'est pointé en retard parce qu'il ne trouvait pas la salle (c'est vrai, ça ne fait que trois semaines qu'on a changé de salle, je comprends qu'il ait du mal à s'en souvenir...) et a passé l'heure à jouer avec son portable, il a écopé d'une retenue, et je lui garde un chien de ma chienne au prochain cours. Je suis toujours admirative devant les 5 ou 6 courageux qui essaient de suivre dans cette classe, qui me posent des questions, qui prennent consciencieusement le cours... Ils ont un mérite rare.
Et à côté de ça, j'ai rencontré un parent d'élève tout à l'heure, à son initiative. Un monsieur charmant, très impliqué dans la réussite de son fils, un gentil gamin mais qui ne se foule pas plus que nécessaire. Je suis toujours dans mes petits souliers quand je rencontre ce type de parent, j'ai peur qu'ils ne me prennent pas au sérieux. C'était toutefois agréable de parler avec quelqu'un pour qui l'école est une valeur, et pas une garderie gratuite.
On remet ça demain de 8h à 17h, et on prie pour tenir debout jusqu'à la fin de la journée. Je ne sais même pas comment tenir une heure... Vivement les vacances, ma batterie est presque à plat et mon alternateur ne recharge plus grand chose...


