31 mars 2009
Note à moi-même
Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut.
Il y a un taquet de postes au mouvement dans la zone géographique qui m'intéresse. Reste à choisir un ordre judicieux... En même temps, suis en train de me rendre compte que petit à petit, je commence à me faire une vie et des habitudes ici. Et puis... mon demi-cheval...
Qu'ouïe-je ?
Comme je le disais dans un post précédent, j'ai une classe de première composée pour une très grosse majorité de première d'adaptation. Ces élèves bénéficient de deux heures de soutien intégré dans leur emploi du temps en français car elles n'ont pas fait de seconde. Et donc, je soutiens (enfin j'essaie). Depuis quelques heures donc, nous travaillons sur la versification, on reprend les bases, on voit comment on peut éventuellement interpréter telle ou telle chose, et surtout, on voit comment ça s'appelle, et comment ça fonctionne. Du basique certes, mais comme elles me l'ont dit elles-mêmes "Ouah, madame, ça fait trop longtemps ! On s'en souvient plus !" Donc on comble les manques, et je dois dire qu'une moitié du groupe s'investit bien, bicoz bac français dans 3 mois. Mais certaines n'en ont strictement rien à foutre. Soit. Je me dis qu'elles sont grandes, que ce ne sont plus des collégiennes, qu'elles sont sensées savoir ce qu'elles ont à faire. (Chuis naïve hein ?)
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Imaginez donc ma surprise quand j'ai eu droit cet après-midi à... je vous le donne Emile (c'est mon nouveau pote) des miaulements et autres divers bruits alors que j'étais en train de leur expliquer quelque chose. Pour mémoire, ces demoiselles ont pour la plus jeune 18 ans. Bien sûr, je savais d'où venait le bruit, mais impossible de savoir de qui exactement. J'ai donc poussé une gueulante, sur le mode "Ne faites rien si vous voulez, mais en silence, pour qu'on puisse travailler avec les autres". Lorsqu'une s'est étirée et a bâillé ostensiblement en disant "C'était épuisant ce cours !" alors qu'elle a glandé pendant une heure, ça m'a énervée un peu plus. Mais lorsque j'ai donné les devoirs pour les vacances demandés par la collègue que je remplace et que j'ai eu le droit à "On a autre chose à faire", toujours venant du même coin, je leur ai suggéré de "se complaire dans leur médiocrité en silence". Bien sûr, lapin compris (désolée pour le jeu de mot, suis très calembour en ce moment, c'est une tare familiale). Et là, j'ai abdiqué. Après 6 heures de cours, je me suis dit qu'au moins, les motivées savaient ce qu'elles avaient à faire. Pour les autres, je ne vais pas leur tenir la main le jour du bac. Mais j'aurai une pensée sarcastique et rirai beaucoup si elles tombent sur la poésie. Et m'en fous si je passe pour une prof aigrie !!!
30 mars 2009
Rassurée
Pour mon dada, c'était une fausse alerte, il a juste eu un petit coup de mou, mais hier et aujourd'hui, il était bien en forme. :-)
26 mars 2009
Jour gris
Aujourd'hui est un jour gris, ce n'est pas absolument une très mauvaise journée, mais ce n'est pas non plus une bonne journée...
Pour commencer, il fait gris, froid, il pleut, il y a du vent, on se croirait revenu en novembre.
Ensuite, pour une grande majorité des élèves que j'ai actuellement, je ne suis pas leur prof, je suis la remplaçante. Voire je ne suis pas une vraie prof, je ne suis qu'une remplaçante... Ça vous motive une Hermione pour aller au taf ça...
Et enfin, mon cheval est en petite forme, toux, petit appétit, peu d'énergie. Et ça, ça va me travailler toute la soirée, et toute la journée demain jusqu'à ce que j'aille voir s'il va mieux ou non.
Un jour gris quoi...
19 mars 2009
Contradictions hermionesques...
Il y a des jours comme ça où mes contradictions me font rire. A midi, pleine d'une saine envie de manger sain et équilibré, je me suis fait une escalope de dinde grillée, des choux-fleurs avec une lichette de crème allégée, et en dessert... un énoooooorme napolitain plein de chocolat, de crème et de meringue. C'était fort bon ma foi ! ;-)
18 mars 2009
Et le gros lot est...
Ça y est, je crois que j'ai à peu près vu tous les élèves, mais pour l'instant, ce n'est pas sûr. J'ai donc une classe de secondes, de futurs scientifiques, avec quelques élèves plutôt intéressés manifestement, et qui ne se débrouillent pas trop mal à l'oral pour ce que j'ai pu voir, mais ce sont bien les seuls à participer, le reste attend passivement la fin de l'heure. Je crois que je ne suis pas trop fan du niveau seconde, ceux du premier trimestre, après quelques semaines sympathiques m'ont vite déçue. Pour certains, mais ce n'est pas propre à ce lycée et à ce niveau, j'ai l'impression d'avoir dit une grossièreté quand je leur pose une question et que j'ose attendre une réponse.
L'autre classe (eh oui, que deux classes, je suis une feignasse de prof, ne l'oublions pas) est une première ST2S (Sciences et Techniques Sanitaires et Sociales pour les ceusses qui ne jargonnent pas) avec une bonne partie de la classe composée de premières d'adaptation, et du fait de la section, mais on aurait pu s'en douter, une écrasante majorité de filles (je crois qu'il doit y avoir 3 ou 4 garçons perdus au milieu de toutes ces donzelles). Pour l'instant, plutôt sympathiques, mais le problème, c'est que je ne les ai que 2 heures par semaine en classe complète, donc je ne peux travailler les textes de bac que pendant ces deux heures. Et devinez quoi, demain, c'est la grève, et c'est le jour des deux heures. Moi je ne fais pas grève, mais les élèves, ça reste à voir. Et dans 15 jours, je suis invitée par mon inspectrice à venir écouter la bonne parole à propos des nouveaux programmes de collège... le jeudi... Ça va être tendu de travailler les textes de bac. On va beaucoup travailler la méthodo en groupe, histoire de ne pas perdre plus de temps. L'autre paramètre à prendre en compte, c'est que le français tel qu'on l'attend pour le bac, étude de texte et tout le tralala, c'est parfois loin pour celles qui sont en adaptation. Ça demande de reprendre les bases d'analyse, mais vraiment les bases.
Donc en résumé, bilan plutôt pas trop mal pour le moment. Mais je préfère réserver mon jugement, surtout en ce qui concerne les secondes. Et surtout que le proviseur adjoint qui gère le lycée général et technique (c'est une grosse boîte ce bahut, plein d'élèves, un proviseur, deux adjoints, une répartition général, technique, pro, etc) est un peu (beaucoup ?) à l'ouest, et semble tomber du ciel à chaque fois que je lui demande un truc. Et enfin, heureusement qu'il y a les élèves pour me donner les infos (Madame, vendredi, on est à Paris. Madame, ce soir, c'est notre conseil. Madame, on ne peut pas venir parce qu'il y a un devoir commun pour ceux qui sont en section euro), parce que sinon, peau d'zob pour les avoir ! Hereusement aussi que je ne suis pas associale et que je cause en salle des profs, même avec des gens que je ne connais pas. Et heureusement que les CPE sont dispo pour toutes les infos très utiles mais toujours chiantes à avoir (listes de classes, de groupes, trombi...).
La suite quand j'aurai plus de choses à raconter. Si j'ai rien à dire, je ferai un petit flash-back sur mon rempla précédent. Je me suis rendue compte que c'est celui sur lequel j'aurais eu le plus de choses à raconter, et qu'au final, c'est celui sur lequel je n'ai quasiment rien dit.
15 mars 2009
Pfff...
Demain, 16 mars, troisième rentrée de l'année (et sans doute pas la dernière). Je ne suis pas motivée pour y aller, je ne me sens pas du tout prête à reprendre des lycéens.
Voyons le bon côté des choses, d'après la collègue que je remplace, je n'aurai pas de discipline à faire, et ça, ça va me changer la vie en regard des deux derniers mois...
14 mars 2009
Ingrédients choisis pour péter un câble...
La vie de TZR est émaillée de joies et de surprises constantes, qui permettent de ne pas s'endormir sur ses lauriers et qui déclenchent de salutaires poussées d'adrénaline (que c'est bon pour le coeur...)
Bref, tout ça pour vous raconter mes dernières (més)aventures.
Mercredi, mon rempla dans le collège de ZEP que je ne regrette pas tant que ça (pas du tout ?) se termine. Entre deux heures de cours, je passe un coup de fil à la principale de mon collège de rattachement pour savoir si elle a des nouvelles du Rec*Torat, parce que moi, pas (normal). Elle me dit que non et que de fait, elle m'attend à 8h le lendemain matin pour m'annoncer que je vais passer ma journée au CDI à discuter avec la doc (que j'aime bien, heureusement).
Jeudi matin, 8h. Après un crochet par la salle des profs à discuter avec les collègues de l'année dernière qui me demandent ce que je fais là (comme certains élèves, j'ai vu de la lumière, je suis entrée...), je me dirige vers le bureau de la principale, qui ne fera son apparition qu'à 8h30 sans même un bonjour ou un mot d'excuse. C'est pas grave, j'ai pu discuter avec la gestionnaire, que je n'avais pas vue depuis longtemps. Elle me mène donc vers le CDI, et me laisse là. Matinée à glander, même pas possible de rentrer de nouveaux bouquins, le logiciel bugge. Je fais donc les bulletins pour le collège de ZEP, histoire de passer le temps. A midi, cantoche, et l'après-midi commence sur le même modèle que la matinée.
Jeudi après-midi, 14h20. Je sens mon portable qui vibre. Le CDI est rempli de grumeaux, je vais me planquer chez les surveillantes pour écouter le message. Et là, j'en tombe sur le c**.
"Bonjour, ici le lycée où vous avez travaillé au premier trimestre. A priori, vous deviez prendre les élèves à 14h, mais la vis scolaire vient de me dire que vous n'étiez pas là. Veuillez rappeler le plus vite possible."
Je hurle intérieurement, râle ouvertement et me dirige vers le bureau de la principale. Elle ne peut pas me recevoir et me le fait savoir par sa porte entrebaillée par un geste de la main (un peu comme quand on chasse une mouche, vous voyez ? Cette femme est délicieuse décidément et d'une politesse rare)
J'appelle donc le lycée en question pour apprendre que oui, je devais commencer ce jeudi avec des secondes et des premières. Quand j'ai dit au proviseur que je n'avais jamais eu de première et que je n'avais eu des secondes qu'un trimestre, que je ne savais pas où ils en étaient et qu'il me paraissait donc fort peu envisageable que je les prenne en cours le vendredi, il a eu l'air tout penaud... "Ah, vous n'en avez jamais eu ? Parce que je croyais que vous pourriez commencer tout de suite." Ben tiens ! Il est mignon, il croit encore au père Noël à son âge.
Je me suis pointée au lycée, j'ai récupéré l'emploi du temps et les listes d'élèves, j'ai redit au pro que non, je ne pouvais pas prendre les élèves le lendemain, et je suis rentrée chez moi avec une migraine à me taper la tête au mur.
Au fait, la blagounette : le lycée est le seul à avoir reçu mon arrêté d'affectation, daté du, je vous le donne Emile... 24 février. Donc depuis le 24 février, le Rec*Torat sait que je suis affectée là et n'a pas jugé utile de me prévenir...
Vendredi matin, 8h. J'ai appelé le lycée, pour redire que non, je ne viens pas aujourd'hui, sinon pour jouer aux cartes avec les élèves, parce que là, je ne vois pas bien quoi faire d'autre... Et après une heure au téléphone avec la collègue que je remplace, j'ai tenté de travailler un peu.
Depuis jeudi 14h20. Je suis dans un état d'esprit au-dessous de tout. Je n'ai pas assez de mots pour exprimer à quel point je me sens méprisée, tenue pour quantité négligeable. Comme je le disais dans mon dernier post, je ne suis qu'un NUMEN. Comment, mais comment peut-on envisager une telle gestion du personnel, au détriment de l'être humain, de la réalité pédagogique et du simple bon sens ?
Je suis outrée, énervée, triste, en colère, démotivée, et j'en passe.
09 mars 2009
Tout est normal.
Nous sommes lundi, mon remplacement se termine mercredi à 12h15 très précisément, et à l'heure actuelle, je ne sais pas ce que je fais jeudi matin, bien que j'aie de forts soupçons, ayant appris l'absence d'une collègue dans le lycée où j'ai travaillé au premier trimestre.
J'ai la nette et désagréable impression de n'être qu'un NUMEN...
Allez, j'y retourne !
Virgibri m'a à nouveau taggée. Cette fois, je mets juste la photo, je ne fais pas suivre. Et puis ça me donne l'occasion de donner des nouvelles de... Chacha !

Donc ça va, elle a bien supporté l'hiver, et elle s'emploie à mettre des poils partout sur les plaids et les coussins que je me suis offerts à Noël pour recouvrir mon canapé à la couleur improbable.

