26 mai 2009

Le retour de l'arrêté d'affectation qui n'était pas arrivé

      Ou encore "Combien j'aime recevoir des menaces de sanctions administratives avant mon premier café". Cet article fait suite à ceci et cela.

 

      Donc je reprends là où je m'étais arrêtée. Vendredi matin, j'alpague joyeusement l'adjoint et lui signale poliment mais fermement que je ne prenais pas les élèves lundi si je n'avais pas un arrêté en bonne et due forme. Je profite d'une heure creuse pour lui remettre, toujours gentiment, les points sur les I. Sur ce, week-end, et fin du premier acte.

 

      Dimanche soir, je me renseigne, l'air de rien sur internet, dégote le décret concernant le statut des TZR, vais faire un tour sur quelques sites syndicaux qui sont tous d'accord pour me dire que c'est le rec**teur qui missionne les TZR, pas le chef d'établissement, et avec un arrêté d'affectation en prime. (j'en étais déjà un chouïa consciente, mais il est parfois bon de se remémorer les fondamentaux). Fin du deuxième acte.

 

      Lundi matin, vers 8h, j'appelle le bahut et je demande à parler à mon estimée supérieure ma chef. Je lui demande où en est mon histoire d'arrêté, que sans ça, je ne prends pas les élèves, et lui cite l'article 3 du décret n°99-823 du 17/09/1999 (ça c'est pour vous amis TZR compagnons de galère), elle est très à cheval sur tout ce qui ressemble à un texte officiel, autant en profiter. Elle tente d'un ton lénifiant de me faire taire, elle me signale un problème informatique au Rec*Torat, et me dit de venir, tout va s'arranger... Je lui réponds poliment mais fermement (toujours...) que je viendrais certes au collège, car je le devais, mais que je ne prendrais pas les élèves sans arrêté. Elle a alors changé de ton, est devenue très cassante et m'a dit "Dans ce cas, vous subirez les conséquences de votre décision" et elle m'a raccroché au nez... Fin de l'acte 3.

 

      Je viens donc au collège, et en milieu de matinée, j'arrive à joindre le Rec*Torat. Et là, on me signale que mon arrêté vient d'être faxé à l'instant même, que le collège ne m'avait pas installée ni renvoyé mon pv d'installation dans les temps pour le début du rempla, et que le premier coup de fil qu'ils ont eu concernant la prolongation de mon rempla datait du vendredi précédent (soit au moment où j'ai commencé à mettre la pression...). Point de problème informatique dans l'air, et un fax en parfait état de marche des deux côtés... Je vais donc au secrétariat, croise la chef, qui me dit que mon arrêté est arrivé, ce à quoi je lui réponds que je suis au courant, ayant pris des nouvelles à la source. Fin de la pièce.

 

      En résumé, cela faisait 11 jours qu'on me promenait joyeusement, en me disant qu'ils avaient appelé, que ça suivait son cours, alors que rien n'était fait. Je me suis fait ouvertement menacer, alors que j'étais dans mon droit. Et si je n'avais pas mis la pression, je pense que j'aurais pu attendre longtemps mon arrêté de prolongation. Qui ne va que jusqu'à mi-juin, va falloir réenfiler le costume de super TZR dans pas longtemps...

Posté par Hermione0908 à 23:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le retour de l'arrêté d'affectation qui n'était pas arrivé

    TZR c'est la misère. Des fois, surtout avec ces conditions d'emplois.

    Posté par Le CPE, 29 mai 2009 à 18:41 | | Répondre
  • Pfff, quel mépris pour notre statut !

    Posté par Virgibri, 10 juin 2009 à 16:45 | | Répondre
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