15 juillet 2009

TZR = Tu Zoneras !! Rame !!!

      Désolée pour ce mauvais jeu de mots. Mais je l'ai un peu mauvaise à cette heure-ci. J'ai donc appris quel allait être mon sort à la rentrée. Je suis à nouveau en RAD (au propre et au figuré), ce qui signifie, pas de poste, des remplacements de courte et moyenne durée, autrement dit, bouche-trou de l'EdukNat, encore une fois.
Mais ce qui m'a fait bondir, ce sont les conditions d'affectation que mon syndicat m'a transmis.

Morceau choisi.

"je vous confirme qu'à moins de 16h de BMP, le rec**torat préfère (pour l'instant) mettre les TZR en rattachement et faire le point dans la semaine précédent la rentrée avec les besoins en non titulaires, de façon à garder un maximum de TZR pour les suppléances courtes, toujours plus compliquées à mettre en oeuvre s'il ne reste que des non titulaires (contractuels ou vacataires). En conséquence, il est clair qu'il y aura des recrutements de non titulaires "à l'année" pendant que des TZR seront en attente de suppléances."

Donc dans mon académie, il vaut mieux être non titulaire pour avoir un poste à l'année. Et j'ai une question naïve de débutante dans la profession : en quoi est-il plus difficile de mettre en place des suppléances avec des non-titulaires qu'avec des titulaires ? Parce que je ne vois pas bien là...
Je vais donc passer de bonnes vacances, reposantes, et j'aborderai la rentrée de manière sereine, bien sûr.
Allez, je vais aller voir mon cheval, lui, il sera encore là en septembre, et je suis sûre de le retrouver tous les jours.

Posté par Hermione0908 à 09:54 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur TZR = Tu Zoneras !! Rame !!!

    Bienvenue dans un monde de cons.

    Posté par Le CPE, 15 juillet 2009 à 11:20 | | Répondre
  • Shit.

    C'est de plus en plus absurde... Je suis désolée, Hermione.

    Posté par Virgibri, 17 juillet 2009 à 12:19 | | Répondre
  • Un rectorat qui anticipe? Mais pourquoi on n'y a pas pensé plus tôt?

    Voici un article du Parisien d'aujourd'hui que je te copie-colle (je te passe la Une accrocheuse sur le thème "Pourquoi autant de profs absents?", ça va te donner de l'urticaire!)

    "Pour s'en sortir, l'académie de Grenoble anticipe"

    « Parfait ? Non, ce serait mentir. » Secrétaire général de l’académie de Grenoble, Bernard Lejeune ne veut pas triompher. Des profs absents et des remplaçants introuvables immédiatement pour deux ou trois jours, ça existe ici aussi. Et même des parents d’élèves qui s’énervent. Mais moins qu’ailleurs.
    Au point que le rectorat, qui gère 40 000 enseignants sur un territoire regroupant cinq départements, des hauteurs de la Savoie au plateau ardéchois, est cité en exemple de pilotage efficace.
    Jusqu’à servir de modèle ? « Si on ne prévoit pas la gestion des absences en amont, on la subit toujours », lance Bernard Lejeune, avant de dévoiler sa recette. A Grenoble, on prévoit donc, dès les préparatifs de rentrée… c’est-à-dire en janvier, soit sept mois plus tôt. Le rectorat se garde 30 000 heures supplémentaires pour pallier les petites absences, plus de 100 000 à distribuer aux vacataires pour les remplacements de quatre ou cinq semaines. Et un volant de 4,5 % de titulaires pour remplacer les longues maladies, dépressions, congés maternités avancés.

    Incitation à la polyvalence

    « Le plus dur, convient Bernard Lejeune, c’est les petits congés. La gastro du lundi matin qui ne prévient pas. Remplacer une absence de deux jours à une semaine, on ne sait pas faire. » Le temps que l’info remonte au rectorat, puis de trouver un remplaçant, on est déjà mercredi ou jeudi : « Pour deux jours, admet-on, y a-t-il vraiment un intérêt pédagogique à dépêcher un vacataire qui ne connaît pas le collège, ni la classe, et ne sait pas où en sont les élèves dans le programme ? Si c’est de la garderie, autant que les élèves travaillent en perm. » A moins que l’établissement ne s’organise en interne avec ses profs pour assurer en heures supplémentaires le cours du collègue d’allemand ou de français défaillant.
    Le rectorat a aussi innové en poussant certains profs à la polyvalence : un quasi gros mot pour les syndicats enseignants, avec lesquels il a fallu multiplier les négociations. Des profs de maths ou de techno, il en manque ici comme ailleurs. « En revanche, depuis deux ans, on en a trop en STI (NDLR : sciences et technologies industrielles) , dont beaucoup de remplaçants qui ne servent pas : c’est une discipline où l’on compte peu d’absences. » Au lieu de punaiser des annonces à Pôle emploi, le rectorat a préféré se tourner vers ces enseignants de STI : « Maths, techno, physique, ils connaissent. Le système aussi et ils savent enseigner. Pour moi, ils sont donc meilleurs qu’un vacataire que je ne connais pas », sourit Bernard Lejeune. Leur souplesse sera en échange « reconnue » dans leur carrière, promet le rectorat. Trente de ces profs se sont même déjà reconvertis, trouvant plus intéressant de servir à quelque chose qu’attendre des remplacements qui ne venaient pas."

    Moralité: demande ta mut' à Gre, tu seras dans les 4,5% de titulaires (le bataillon de TZR, je suppose) qui assurent, là-bas, les remplas longue durée...Comme quoi, y'a des endroits où ça paraît logique...

    Posté par Aspasie, 20 janvier 2010 à 12:04 | | Répondre
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