05 novembre 2009
High score
Je suis encore toute étonnée... Et le mot n'est pas très bien choisi. Rentrée ce matin à 8 heures, avec mes premières d'adapt (j'ai très mal dormi rien qu'à l'idée de recommencer avec eux). Ça n'a pas raté. Clash avec un élève au bout d'une heure et demie, je lui demande de se taire, il me répond en aboyant, je lui rétorque que je ne suis ni sa copine ni son chien et qu'il n'a pas à me parler sur ce ton. Il me dit, toujours sur le même mode, que si j'élève la voix, il a le droit d'en faire autant, et quand je lui répond que non, et que dans un lycée, les profs et les élèves ne sont pas sur un pied d'égalité, il se targue de pouvoir me parler sur le ton qu'il veut. (Je vous la fais courte là)
Résultat, j'ai sorti ce charmant garçon au bout d'une heure et demie de cours. Je n'ai jamais viré un élève aussi tôt un jour de rentrée... J'ai horreur d'exclure de cours, je considère ça comme l'échec d'une situation que je n'ai pas su désamorcer. L'adjointe m'a dit que j'avais fait le bon choix, qu'il n'est pas toujours possible de régler les conflits dans la salle de classe, avec le regard des autres qui n'en perdent pas une miette. Pour ma part, je me suis dit à ce moment que si je le laissais dans la salle après cette altercation, c'était donner le signal aux autres qu'ils peuvent dire ce qu'ils veulent sans être inquiétés. Ce garçon est majeur, alors un mot dans le carnet, ça le fait doucement rire, les retenues, il y vient quand il n'a rien de mieux à faire et qu'il fait trop froid pour rester dehors. Je ne voyais pas quoi faire d'autre. Il sera convoqué par l'adjointe, et ensuite, je le verrai avec elle pour mettre en place une fiche de suivi.
Sympa la rentrée...
03 novembre 2009
Devoirs de vacances
Ahum, la rentrée, c'est jeudi matin à 8h (avec ma classe de fous furieux, mais c'est un autre problème). Il serait peut-être temps de s'affoler et de se mettre au travail... J'ai pô envie... Je ne sais même pas par quel bout commencer, ni tout ce que je dois faire. Et pourtant, j'ai à faire...
22 octobre 2009
Funambule
C'est incroyable de voir à quoi tient l'équilibre d'une classe. Comment, d'un battement d'aile de papillon, on peut passer d'un extrême à l'autre. Combien il est important, capital, crucial même de peser le moindre mot, la moindre intonation. Combien il est nécessaire de faire fi parfois de ses sentiments personnels pour éviter de se venger, de faire payer une attitude.
Ce matin, les deux dernières heures avec mes adapt avant les vacances. L'élève que j'ai viré avec pertes et fracas mardi n'a pas bougé une oreille ou presque (du moins autant qu'il lui est possible), et il a même noté consciencieusement le cours, faisant les exercices, me demandant des précisions. La vengeance aurait été de lui mettre dans le nez une remarque qui mettait en avant sa dualité, et ça me brûlait les lèvres. Mais je l'ai retenue. Au lieu de ça, j'ai répondu à ses questions, sans apprêt particulier, comme je l'aurais fait avec n'importe quel élève. C'est peut-être une façon de le "réintégrer" dans le rang, dans la classe en tant que lieu de travail. Et pourtant, avec son attitude détestable la plupart du temps, dieu sait que j'ai parfois des envies de le canarder (pour reprendre leur expression) et de lui montrer que moi aussi, je sais jouer. Mais c'est sans doute ce qu'on appelle mettre de l'huile sur le feu. Alors on évite...
De même, deux élèves qui habituellement dorment (au propre et au figuré...) en cours se sont intéressés plus ou moins à ce qu'on faisait, l'un d'entre eux a fait pour la première fois je crois depuis 5 semaines l'exercice demandé, cherchant mon approbation sur les réponses qu'il donnait, participant lors de la correction. Connaissant le jeune homme, j'avais l'impression d'être dans la quatrième dimension... Et pourtant, même choses, au lieu de lui demander s'il se réveillait enfin au bout de huit semaines de cours, j'ai pris ses réponses et ses questions comme je l'aurais fait d'un élève qui n'a pas son passif. Je n'en tire pas gloire, d'autant que mes raisons pour agir ainsi ne sont sans doute pas glorieuses. Je suis fatiguée, je tire la langue en comptant les heures jusqu'aux vacances, et je n'avais pas envie de me battre, verbalement et psychologiquement. C'est peut-être ça la solution, lorsque j'ai les batteries à plat, je trouve naturellement des techniques pour éviter le conflit et faire en sorte que sans que ça se déroule forcément très bien, au moins, ça ne se déroule pas mal.
C'est ça ce battement d'aile dont je parle, comment sur le choix d'un mot, sur un regard ou une intonation, j'aurais pu mettre le feu aux poudres (ce qui se produira, je n'en doute pas, ils sont pleins de ressources ces braves jeunes) et qu'en faisant le bon choix, même pas de manière consciente, j'ai maintenu ce fragile équilibre. Mais je sais que le prochain cours ne sera pas le même, et que cet équilibre instable demandera encore au funambule de réajuster en permanence sa position.
20 octobre 2009
Carton plein
Journée profitable : une punition, une exclusion de cours et une retenue, sans compter deux magnifiques gueulantes et une prise en main de classe façon "C'est moi le chef, le premier qui moufte je le cloue au mur" tout ceci entre 13h et 15h30. Six heures de cours, 1/2heure de pause pour avaler un casse-croûte, je suis vannée...
J'avoue avoir du mal à comprendre certains élèves. Le bahut met en place des heures de soutien prises en charge par des assistants pédagogiques. Ces heures sont intégrées à l'emploi du temps, et en français, il a été décidé de faire passer tous les élèves à tour de rôle, pour que tous puissent en profiter. Cela a soulevé un tollé dans deux des classes à qui je l'ai annoncé. Ils ont pris ça pour une punition (une heure tous les quinze jours ou toutes les trois semaines, c'est vrai que c'est monstrueux...). Et ceux qui ont poussé les cris d'orfraie les plus virulents sont bien évidemment, ceux qui sont le plus concerné par ces heures. Et ça m'énerve, mais à un point ! Le mot qui leur vient quand on leur dit ça, c'est "inutile". De toute façon, ça ne sert à rien, dixit eux. Non, on ne va pas les transformer en premier de la classe avec ces quelques heures. Mais vu leur niveau, ça ne peut pas leur faire de mal. Eux, tout ce qu'ils voient, c'est qu'ils vont passer à la cantine à midi au lieu de 11h30, et c'est un crime de lèse-majesté à leurs yeux. J'en ai eu un qui m'a dit que sa mère venait le chercher à onze heures, alors que c'était pas possible. Comme je le chambrais gentiment à propos de Môman, il m'a dit, "Ben oui, mais elle bosse elle". Je lui ai demandé s'il croyait que moi je m'amusais devant eux et que je faisais ça juste pour ne pas m'ennuyer... Ceux qui n'ont pas ouvert la bouche sont ceux qui n'ont franchement pas besoin d'aide, ils ont sagement noté la date dans leur agenda et c'était fini. Pour être sûrs qu'ils y aillent, on est obligés de les menacer d'absence injustifiée s'il leur vient l'envie d'oublier. Ça me désespère.
Les premières d'adapt sont quant à eux fidèles à eux-mêmes. J'ai travaillé avec 6 élèves aujourd'hui, les autres étaient là en touristes. J'en ai viré un (j'avais le choix entre ça et lui dévisser la tête, j'ai préféré éviter les complications administratives) qui entre insolence et foutage de gueule m'a gonflée en moins de 5 minutes. Après en avoir parlé avec la CPE à qui j'avais refilé le bébé avec l'eau du bain, elle m'a dit que manifestement, ce charmant garçon a des problèmes pour respecter l'autorité des femmes, il fait le con en priorité avec les profs femmes et se montre tout aussi aimable avec elle. Un autre s'est pointé en retard parce qu'il ne trouvait pas la salle (c'est vrai, ça ne fait que trois semaines qu'on a changé de salle, je comprends qu'il ait du mal à s'en souvenir...) et a passé l'heure à jouer avec son portable, il a écopé d'une retenue, et je lui garde un chien de ma chienne au prochain cours. Je suis toujours admirative devant les 5 ou 6 courageux qui essaient de suivre dans cette classe, qui me posent des questions, qui prennent consciencieusement le cours... Ils ont un mérite rare.
Et à côté de ça, j'ai rencontré un parent d'élève tout à l'heure, à son initiative. Un monsieur charmant, très impliqué dans la réussite de son fils, un gentil gamin mais qui ne se foule pas plus que nécessaire. Je suis toujours dans mes petits souliers quand je rencontre ce type de parent, j'ai peur qu'ils ne me prennent pas au sérieux. C'était toutefois agréable de parler avec quelqu'un pour qui l'école est une valeur, et pas une garderie gratuite.
On remet ça demain de 8h à 17h, et on prie pour tenir debout jusqu'à la fin de la journée. Je ne sais même pas comment tenir une heure... Vivement les vacances, ma batterie est presque à plat et mon alternateur ne recharge plus grand chose...
06 octobre 2009
Journée pas glop
Sur 6 heures de cours, j'ai eu la joie et le bonheur de batailler de manière plus ou moins véhémente durant 3 heures, ce qui fait un peu trop je trouve.
Ma classe de première d'adapt (décidément, je n'aurai pas de chance avec ce genre de classe) me montre clairement que le français, c'est bien le cadet de leurs soucis, que le bac, ils s'en tamponnent le coquillard avec une patte d'alligator. A chaque travail que je donne, à chaque remarque méthodologique (et avec eux, il en faut...), j'ai droit à "Suis même pas sûre de le passer le bac.", "Le français et l'histoire, franchement, c'est pas la peine de se prendre la tête, ça sert à rien.", "Le truc-là pour mercredi, bof, je sais même pas si je vais le faire.", j'en passe et des meilleures. Alors oui, je sais bien que ce genre de réflexions je n'ai pas fini de l'entendre, mais à chaque heure de cours (je n'exagère rien), venant d'une dizaine de personnes différentes, rien qu'au bout de deux semaines, c'est usant. Je leur ai demandé d'écrire un introduction de commentaire en classe, sur un texte étudié ensemble, avec la problématique et le plans inscrits au tableau, avec accès à leur fiche de méthodologie et possibilité de consulter les exemples du classeur. Résultat : catastrophique est encore trop optimiste. A moins de l'écrire à leur place, je ne sais pas comment j'aurais pu leur faciliter la tâche plus que ça. Je m'effraie à l'idée de devoir les préparer pour le bac, et j'angoisse déjà de ce que vont penser mes collègues qui auront la joie et le bonheur de tomber sur leurs copies au bac blanc.
Autre classe, autre genre. Avec une de mes secondes, j'ai dû expliquer que le chef, c'est moi, et que lorsque je dis de venir en aide, ce n'est pas négociable, et que si je leur dis de venir, a priori, c'est que j'ai mes raisons. Au total, facilement 10 minutes/un quart d'heure de palabres. Et la demoiselle la plus virulente, que j'ai quand même gardée en aide, m'a prouvé qu'effectivement elle n'en a pas besoin : après tout, qui a besoin de savoir conjuguer un passé composé, un imparfait ou un passé simple ? Manifestement pas elle, mais elle n'a pas non plus l'utilité du cours d'aide. Cette classe est de plus passablement dissipée, c'est le fait de deux ou trois, mais qui sont atteints de diarrhée verbale ou qui ont des vers dans le fondement (seule explication au fait qu'ils ne peuvent s'arrêter de bouger plus d'1/4 de seconde).
Donc des heures de cours stériles, aucune avancée, un profond malaise vis-à-vis des deux ou trois de première qui manifestement sont noyés dans la masse vociférante des clampins médiocres et fiers de l'être et qui ne peuvent profiter du cours, et vis-à-vis des sérieux de seconde qui voient le cours sans arrêt interrompu pour des gamineries dignes du plus dissipé des sixièmes. J'espère que demain sera mieux, parce que c'est 8h/17h, va falloir tenir la route.
30 septembre 2009
Vraie-fausse TZR
Oui, bon, je sais, j'ai laissé s'accumuler la poussière ici. Mais je profite du grand ménage d'automne dans mon appart pour venir faire un tour ici aussi avec l'époussette.
Je fais partie cette année finalement des TZR planqués, je suis de celles qui ont la joie et le bonheur de remplacer de mi-septembre à mi-juin.
Me voilà donc en lycée technique (ça tombe bien, j'avais testé l'année dernière, je n'avais pas trop aimé, on va voir cette année) jusqu'au mois de juin. Si c'est pas du grand luxe pour un TZR ça... ! J'ai posé mes valises, je peux me projeter sur une année complète (oui, faut pas se leurrer, quand ma collègue reviendra, on sera en plein milieu du bac, donc je peux considérer ces mômes comme les miens).
J'ai hérité de deux classes de seconde, avec un effectif rêvé pour un lycée (à elles deux, ces classes totalisent 40 élèves...), d'une classe de première avec un effectif à faire pâlir l'habituée des collèges que je suis (36 ! Ils sont 36 ! Ça fait un peu peur la première fois...), et d'une première d'adaptation (eux sont moins de 20, mais heureusement, parce que pour les canaliser...).
Du coup, ça fait pas mal de boulot, je n'ai pas beaucoup de billes pour enseigner en lycée, mais fort heureusement pour moi, la collègue que je remplace m'a fourni une masse conséquente de séquences, travaux et autres qui me permettent d'envisager les choses relativement sereinement pour le moment. Il n'empêche que je stresse un peu (oh la magnifique poussée d'urticaire depuis que j'ai appris mon remplacement...) et que je ne suis pas très à l'aise face à ces grands machins. J'ai pour l'instant une préférence pour les minots du collège.
31 mars 2009
Qu'ouïe-je ?
Comme je le disais dans un post précédent, j'ai une classe de première composée pour une très grosse majorité de première d'adaptation. Ces élèves bénéficient de deux heures de soutien intégré dans leur emploi du temps en français car elles n'ont pas fait de seconde. Et donc, je soutiens (enfin j'essaie). Depuis quelques heures donc, nous travaillons sur la versification, on reprend les bases, on voit comment on peut éventuellement interpréter telle ou telle chose, et surtout, on voit comment ça s'appelle, et comment ça fonctionne. Du basique certes, mais comme elles me l'ont dit elles-mêmes "Ouah, madame, ça fait trop longtemps ! On s'en souvient plus !" Donc on comble les manques, et je dois dire qu'une moitié du groupe s'investit bien, bicoz bac français dans 3 mois. Mais certaines n'en ont strictement rien à foutre. Soit. Je me dis qu'elles sont grandes, que ce ne sont plus des collégiennes, qu'elles sont sensées savoir ce qu'elles ont à faire. (Chuis naïve hein ?)
...
...
...
...
Imaginez donc ma surprise quand j'ai eu droit cet après-midi à... je vous le donne Emile (c'est mon nouveau pote) des miaulements et autres divers bruits alors que j'étais en train de leur expliquer quelque chose. Pour mémoire, ces demoiselles ont pour la plus jeune 18 ans. Bien sûr, je savais d'où venait le bruit, mais impossible de savoir de qui exactement. J'ai donc poussé une gueulante, sur le mode "Ne faites rien si vous voulez, mais en silence, pour qu'on puisse travailler avec les autres". Lorsqu'une s'est étirée et a bâillé ostensiblement en disant "C'était épuisant ce cours !" alors qu'elle a glandé pendant une heure, ça m'a énervée un peu plus. Mais lorsque j'ai donné les devoirs pour les vacances demandés par la collègue que je remplace et que j'ai eu le droit à "On a autre chose à faire", toujours venant du même coin, je leur ai suggéré de "se complaire dans leur médiocrité en silence". Bien sûr, lapin compris (désolée pour le jeu de mot, suis très calembour en ce moment, c'est une tare familiale). Et là, j'ai abdiqué. Après 6 heures de cours, je me suis dit qu'au moins, les motivées savaient ce qu'elles avaient à faire. Pour les autres, je ne vais pas leur tenir la main le jour du bac. Mais j'aurai une pensée sarcastique et rirai beaucoup si elles tombent sur la poésie. Et m'en fous si je passe pour une prof aigrie !!!
04 mars 2009
Coïncidence
Hier, j'ai, dans la joie et la bonne humeur qui me caractérisent quand je dois accomplir une corvée, j'ai, disais-je, corrigé un paquet de copies de troisième (je ferai un résumé complet de ce rempla quand il sera fini, façon exorcisme, mais pour l'instant, sachez seulement que cette classe s'apparente plus à un zoo qu'à autre chose. Bref.)
Comme je suis naïve et pleine d'espoir, je leur avais demandé pendant les vacances d'écrire deux quatrains lyriques, vu que ça faisait pas loin de 4 semaines que je les bassinais passionnais avec ça. L'année dernière, avec mes 4ème, ça avait super bien marché, ils m'avaient fait des trucs très sympa. Las ! Sur 18 copies, je n'en ai eu que 15, mais ça, je m'y étais préparée. C'est pendant la correction que le plus drôle est arrivé. Voilà la première copie qui m'a attiré l'œil. 
En clair et sans décodeur, parce que la demoiselle a une écriture pas très lisible et que le scanner n'aide pas:
"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux."
J'ai déjà lu ça quelque part... Voyons, où ai-je pu trouver ce texte... Ah mais c'est bien sûr ! L'Albatros de Baudelaire ! Dans le genre elle ne pouvait pas faire moins discret, je crois qu'on peut difficilement faire mieux...
La suite, c'est un jeune homme dont le texte était trop bien écrit pour être honnête, mais qui ne me disait rien. J'ai donc tapé la première phrase dans Gogole, et je suis tombée sur un forum où j'ai retrouvé le texte en intégralité. En plus de son zéro, il a hérité d'une capture d'écran agraphée à la copie. Et en parcourant ce même forum, sur le même message, j'ai trouvé un autre poème que j'avais lu dans une autre copie. La demoiselle a également eu droit à sa capture d'écran...
Quand j'ai rendu les copies, j'en ai profité pour lire L'Albatros, en insistant lourdement sur le fait que ce poème est très connu et rendre ensuite à la fautive sa copie, et j'ai expliqué aux deux autres que moi aussi j'ai internet et que je sais m'en servir un minimum. Réaction du reste de la classe : "Wesh Madame, mais c'est les experts vous!" (oui, ils font aussi des fautes en parlant...)
C'est pour ça qu'en entendant aux infos à midi qu'un gros malin allait faire ça, j'ai été un peu énervée. Pourquoi s'emmerder à corriger des copies à partir de maintenant ?
18 décembre 2008
Vengeance et bonne humeur
Alors demain, je me mitonne un petit programme de vacances. Pour les secondes, ça va démarrer avec un contrôle en forme de vengeance basse et mesquine, sur lequel je sais que je vais faire mordre la poussière à plus d'un, et j'avoue que sadiquement, ça me procure un plaisir assez intense et non dissimulé, d'autant que je sais que les élèves qui auront un tant soit peu relu leur cours vont s'en tirer les doigts dans le nez. En même temps, à force de se dire qu'en français, il n'y a rien à apprendre, rien à faire, ils vont en tirer des conséquences (peut-être, je ne suis plus complètement naïve...). Et après ce contrôle, histoire de terminer en beauté, c'est taf jusqu'à la dernière minute, avec comme devoir de vacances, réviser toute la séquence. Du coup, le devoir à la rentrée sera à la mesure du temps de révision, ça va peut-être en calmer quelques uns de se prendre des tôles coup sur coup. Alors oui c'est mesquin, oui c'est moi l'adulte et je devrais passer au-delà de tout ça, mais ne rien foutre à ce point-là, alors que je trouve que je suis quand même loin d'être un monstre, que ce soit au niveau de la masse de travail demandé ou au niveau de mon attitude envers eux, eh bien ça commence à me faire sortir de mes gonds.
En revanche, pour les cinquièmes qui hormis leur prestation exceptionnelle de vendredi dernier sont plutôt de bonne composition en ce moment, et pour qui je n'ai presque plus à faire la police pour ce qui est du travail (hormis les irréductibles, mais même l'un deux a fait ses exercices deux fois cette semaine !), ce sera une demi-heure de travail puis goûter de Noël et film.
Ensuite, je passe mes vacances à prier le bon dieu du Rec**Torat et tous ses saints pour connaître avant le 9 janvier ma destination du 12 janvier...

