31 août 2009
Cent (sang ? grrr)
Je ne pensais pas râler encore sur mon centième post. Mais quand même... J'ai appelé le bahut la semaine dernière pour qu'on m'envoie la lettre de convocation à la pré-rentrée (demain, soit-dit en passant). Et ce matin, je vais guillerette au courrier, et... rien ! Alors je rappelle, et on me signale aimablement en me prenant pour une buse au passage (si, si, c'était très perceptible dans le ton) qu'elle a été envoyée vendredi. On cherche à savoir si le facteur est bien passé aujourd'hui (oui, merci, depuis 2 ans que j'habite cet appartement, je sais maintenant que le facteur passe vers 9h). Et il leur faut encore plusieurs minutes pour me donner le programme par téléphone.
Alors je ne suis ni secrétaire, ni préposée de la poste, mais j'estime avoir un minimum de bon sens. Si une lettre est envoyée en tarif lent le vendredi après la levée, il n'est pas possible qu'elle arrive le samedi, ni même le lundi. Et ça à l'air d'étonner tout le monde ! Ça commence bien cette année, je sens que je n'ai pas fini de rire !
Et la lettre ? Elle arrivera demain vers 9h, alors que je serai au bahut depuis 3 bons 1/4 d'heures... J'adore ce règne de l'absurde qui gouverne ma vie depuis 2 ans...
28 août 2009
TZR forever !
Je sais que je suis en rattachement administratif depuis mi-juillet. Je
sais que mon bahut de rattachement n'a pas changé (ouf ! Mais il va
quand même falloir que je me coltine à nouveau la chef...). Mais à
l'heure actuelle, je ne sais pas si j'ai un remplacement à la rentrée.
Qui, je le rappelle, est dans 3 jours (avec un week-end au milieu).
Doit-on y voir un lien avec le fait que depuis une dizaine de jours, je n'arrive pas à dormir ailleurs que dans mon canapé, après m'être abrutie jusqu'au petit matin devant des programmes télévisuels ô combien enrichissants une fois que j'ai arrêté de mettre des dvd ? Et que je passe mes journées à me traîner ? Heureusement que je me motive pour aller monter à cheval et ainsi sortir de chez moi.
15 juillet 2009
TZR = Tu Zoneras !! Rame !!!
Désolée pour ce mauvais jeu de mots. Mais je l'ai un peu mauvaise à cette heure-ci. J'ai donc appris quel allait être mon sort à la rentrée. Je suis à nouveau en RAD (au propre et au figuré), ce qui signifie, pas de poste, des remplacements de courte et moyenne durée, autrement dit, bouche-trou de l'EdukNat, encore une fois.
Mais ce qui m'a fait bondir, ce sont les conditions d'affectation que mon syndicat m'a transmis.
Morceau choisi.
"je vous confirme qu'à moins de 16h de BMP, le rec**torat préfère (pour l'instant)
mettre les TZR en rattachement et faire le point dans la semaine précédent la
rentrée avec les besoins en non titulaires, de façon à garder un maximum de TZR
pour les suppléances courtes, toujours plus compliquées à mettre en oeuvre s'il
ne reste que des non titulaires (contractuels ou vacataires). En conséquence, il
est clair qu'il y aura des recrutements de non titulaires "à l'année" pendant
que des TZR seront en attente de suppléances."
Donc dans mon académie, il vaut mieux être non titulaire pour avoir un poste à l'année. Et j'ai une question naïve de débutante dans la profession : en quoi est-il plus difficile de mettre en place des suppléances avec des non-titulaires qu'avec des titulaires ? Parce que je ne vois pas bien là...
Je vais donc passer de bonnes vacances, reposantes, et j'aborderai la rentrée de manière sereine, bien sûr.
Allez, je vais aller voir mon cheval, lui, il sera encore là en septembre, et je suis sûre de le retrouver tous les jours.
26 mai 2009
Le retour de l'arrêté d'affectation qui n'était pas arrivé
Ou encore "Combien j'aime recevoir des menaces de sanctions administratives avant mon premier café". Cet article fait suite à ceci et cela.
Donc je reprends là où je m'étais arrêtée. Vendredi matin, j'alpague joyeusement l'adjoint et lui signale poliment mais fermement que je ne prenais pas les élèves lundi si je n'avais pas un arrêté en bonne et due forme. Je profite d'une heure creuse pour lui remettre, toujours gentiment, les points sur les I. Sur ce, week-end, et fin du premier acte.
Dimanche soir, je me renseigne, l'air de rien sur internet, dégote le décret concernant le statut des TZR, vais faire un tour sur quelques sites syndicaux qui sont tous d'accord pour me dire que c'est le rec**teur qui missionne les TZR, pas le chef d'établissement, et avec un arrêté d'affectation en prime. (j'en étais déjà un chouïa consciente, mais il est parfois bon de se remémorer les fondamentaux). Fin du deuxième acte.
Lundi matin, vers 8h, j'appelle le bahut et je demande à parler à mon estimée supérieure ma chef. Je lui demande où en est mon histoire d'arrêté, que sans ça, je ne prends pas les élèves, et lui cite l'article 3 du décret n°99-823 du 17/09/1999 (ça c'est pour vous amis TZR compagnons de galère), elle est très à cheval sur tout ce qui ressemble à un texte officiel, autant en profiter. Elle tente d'un ton lénifiant de me faire taire, elle me signale un problème informatique au Rec*Torat, et me dit de venir, tout va s'arranger... Je lui réponds poliment mais fermement (toujours...) que je viendrais certes au collège, car je le devais, mais que je ne prendrais pas les élèves sans arrêté. Elle a alors changé de ton, est devenue très cassante et m'a dit "Dans ce cas, vous subirez les conséquences de votre décision" et elle m'a raccroché au nez... Fin de l'acte 3.
Je viens donc au collège, et en milieu de matinée, j'arrive à joindre le Rec*Torat. Et là, on me signale que mon arrêté vient d'être faxé à l'instant même, que le collège ne m'avait pas installée ni renvoyé mon pv d'installation dans les temps pour le début du rempla, et que le premier coup de fil qu'ils ont eu concernant la prolongation de mon rempla datait du vendredi précédent (soit au moment où j'ai commencé à mettre la pression...). Point de problème informatique dans l'air, et un fax en parfait état de marche des deux côtés... Je vais donc au secrétariat, croise la chef, qui me dit que mon arrêté est arrivé, ce à quoi je lui réponds que je suis au courant, ayant pris des nouvelles à la source. Fin de la pièce.
En résumé, cela faisait 11 jours qu'on me promenait joyeusement, en me disant qu'ils avaient appelé, que ça suivait son cours, alors que rien n'était fait. Je me suis fait ouvertement menacer, alors que j'étais dans mon droit. Et si je n'avais pas mis la pression, je pense que j'aurais pu attendre longtemps mon arrêté de prolongation. Qui ne va que jusqu'à mi-juin, va falloir réenfiler le costume de super TZR dans pas longtemps...
20 mai 2009
Ironie du sort
Au fait, je ne vous ai pas raconté la meilleure de ces dernières semaines. Le rempla que je fais actuellement dans mon bahut de rattachement, c'est le poste que je pensais avoir en début d'année et qui avait été attribué à une collègue contractuelle... Drôle, non ?
19 mai 2009
Ah bon ?
"Oui, c'est pour quoi ? Alors comme ça vous n'avez pas eu de nouvelles de votre contrat ?"
(et moi, in petto : "Ben non pauv'pomme, vu qu'il est sensé passer par ton bureau avant d'atterrir dans mon casier !")
(Pis c'est pas un contrat, c'est un arrêté d'affectation, étant donné que le T de TZR veut toujours dire Titulaire...)
(Pis je devrais même pas avoir à venir réclamer tous les jours)
(Pis y en a marre...)
Serais-je une bonne poire vraiment trop bonne ??? (pour rester polie)
Je le pense, sinon, comment expliquer que je continue à faire cours aux grumeaux alors que mon rempla dans mon bahut de rattachement s'est officiellement terminé jeudi dernier ?
Que Vendredi, pour cause de Rec*tumrat toujours aussi rapide et efficace, j'aie dû envisager de bosser sans arrêté, le temps qu'entre deux cafés, quelqu'un trouve le mode d'emploi du fax, c'est une chose.
Qu'après avoir fait part de mon problème à l'adjoint puis à la chef, et après avoir demandé à la secrétaire de bien vouloir appeler la collègue que je remplace pour savoir si elle prolongeait son arrêt maladie, on m'ait répondu "Oui, oui, on s'en occupe." (Ça c'était jeudi à 10h...), soit.
Mais que presque une semaine après, tout le monde s'en foute que je bosse dans l'illégalité la plus totale, et que s'il arrive quoi que ce soit aux mômes ou à moi, même la plus infimes connerie, c'est pour bibi, là, ça commence à m'énerver.
Donc il faudrait que j'endosse mon habit de super TZR, que je me pointe dans le bureau de la chef, et que je lui dise que sans arrêté, elle peut s'asseoir sur le fait que je reprenne les mômes. Après un petit coup de fil au syndicat pour avoir un peu d'appui peut-être... J'ai le droit de penser que cette année fut merdique, et encore, je pèse mes mots ?
31 mars 2009
Note à moi-même
Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut. Faire ma demande de mut.
Il y a un taquet de postes au mouvement dans la zone géographique qui m'intéresse. Reste à choisir un ordre judicieux... En même temps, suis en train de me rendre compte que petit à petit, je commence à me faire une vie et des habitudes ici. Et puis... mon demi-cheval...
18 mars 2009
Et le gros lot est...
Ça y est, je crois que j'ai à peu près vu tous les élèves, mais pour l'instant, ce n'est pas sûr. J'ai donc une classe de secondes, de futurs scientifiques, avec quelques élèves plutôt intéressés manifestement, et qui ne se débrouillent pas trop mal à l'oral pour ce que j'ai pu voir, mais ce sont bien les seuls à participer, le reste attend passivement la fin de l'heure. Je crois que je ne suis pas trop fan du niveau seconde, ceux du premier trimestre, après quelques semaines sympathiques m'ont vite déçue. Pour certains, mais ce n'est pas propre à ce lycée et à ce niveau, j'ai l'impression d'avoir dit une grossièreté quand je leur pose une question et que j'ose attendre une réponse.
L'autre classe (eh oui, que deux classes, je suis une feignasse de prof, ne l'oublions pas) est une première ST2S (Sciences et Techniques Sanitaires et Sociales pour les ceusses qui ne jargonnent pas) avec une bonne partie de la classe composée de premières d'adaptation, et du fait de la section, mais on aurait pu s'en douter, une écrasante majorité de filles (je crois qu'il doit y avoir 3 ou 4 garçons perdus au milieu de toutes ces donzelles). Pour l'instant, plutôt sympathiques, mais le problème, c'est que je ne les ai que 2 heures par semaine en classe complète, donc je ne peux travailler les textes de bac que pendant ces deux heures. Et devinez quoi, demain, c'est la grève, et c'est le jour des deux heures. Moi je ne fais pas grève, mais les élèves, ça reste à voir. Et dans 15 jours, je suis invitée par mon inspectrice à venir écouter la bonne parole à propos des nouveaux programmes de collège... le jeudi... Ça va être tendu de travailler les textes de bac. On va beaucoup travailler la méthodo en groupe, histoire de ne pas perdre plus de temps. L'autre paramètre à prendre en compte, c'est que le français tel qu'on l'attend pour le bac, étude de texte et tout le tralala, c'est parfois loin pour celles qui sont en adaptation. Ça demande de reprendre les bases d'analyse, mais vraiment les bases.
Donc en résumé, bilan plutôt pas trop mal pour le moment. Mais je préfère réserver mon jugement, surtout en ce qui concerne les secondes. Et surtout que le proviseur adjoint qui gère le lycée général et technique (c'est une grosse boîte ce bahut, plein d'élèves, un proviseur, deux adjoints, une répartition général, technique, pro, etc) est un peu (beaucoup ?) à l'ouest, et semble tomber du ciel à chaque fois que je lui demande un truc. Et enfin, heureusement qu'il y a les élèves pour me donner les infos (Madame, vendredi, on est à Paris. Madame, ce soir, c'est notre conseil. Madame, on ne peut pas venir parce qu'il y a un devoir commun pour ceux qui sont en section euro), parce que sinon, peau d'zob pour les avoir ! Hereusement aussi que je ne suis pas associale et que je cause en salle des profs, même avec des gens que je ne connais pas. Et heureusement que les CPE sont dispo pour toutes les infos très utiles mais toujours chiantes à avoir (listes de classes, de groupes, trombi...).
La suite quand j'aurai plus de choses à raconter. Si j'ai rien à dire, je ferai un petit flash-back sur mon rempla précédent. Je me suis rendue compte que c'est celui sur lequel j'aurais eu le plus de choses à raconter, et qu'au final, c'est celui sur lequel je n'ai quasiment rien dit.
15 mars 2009
Pfff...
Demain, 16 mars, troisième rentrée de l'année (et sans doute pas la dernière). Je ne suis pas motivée pour y aller, je ne me sens pas du tout prête à reprendre des lycéens.
Voyons le bon côté des choses, d'après la collègue que je remplace, je n'aurai pas de discipline à faire, et ça, ça va me changer la vie en regard des deux derniers mois...

